Je t’offre une canne blanche ?

Triangle Danger Explosion

Ça remonte à quand la dernière fois que tu es allé chez l’ophtalmo ?

As-tu prévu un rappel dans ton agenda pour la prochaine visite ?

Sais-tu combien de temps est préconisé entre chaque visite ?
(Spoiler : un à deux ans maximum)

Déjà entendu parlé de l’EPS, l’Examen de Prévention Santé ?
Tu ne profites pas de l’opportunité d’un bilan de santé gratuit offert à presque tous les citoyens français ?

Tout cela se trouve dans le module 9 sur la santé de l’arc-en-ciel avec les autres modules qui le complète.
Bien que cela semble intéressant ce n’est pas le sujet initial que je desirais partager.

Je voulais parler de point de vue, nous reviendrons sur le panoramique ainsi que la pertinence des détails, car certains le savent déjà chaque détail compte.

Concentrons-nous plutôt sur la focale, la focale c’est la distance où l’imaginaire est net.
Le reste est flou, voir peu pertinent ou carrément hors champ.

Au premier abord ce n’est pas évident illustrons visuellement :

  • un trait d’une épaisseur globalement régulière
  • marron foncé
  • recouvert de nervures

Maintenant recherchons les choses correspondantes avec des échelles différentes :

  • un cheveu vu d’un microscope
  • La patte d’un insecte avec une loupe
  • le corps d’un serpent à quelques centimètres
  • un arbre à quelques mètres
  • Une rivière vu du ciel à plusieurs centaines de mètres

Une fois cette mise au point établie ont réalise que le contexte peut avoir autant d’impact que le zoom dans notre perception.
Et que nous avons la possibilité de percevoir de très loin comme de très près.

L’image est d’ailleurs de plus en plus souvent nette et le contexte de plus en plus flou.

Le drame ne porte pas sur ce que l’on voit mais sur le que l’on croit.

“Le premier ennemi de la connaissance n’est pas ignorance, c’est l’illusion de la connaissance.” Stephen Hawkin

Pour ne pas tomber dans le sophisme de la cause unique cette phrase précise une multicausalité.
Personnellement, je crois en la règle des 20-80 d’Alfred Pareto qui impose au moins 5 causes et conséquence liés.
L’illusion est donc en premier poussé par différents biais, elle même puisant sa source dans l’égocentrisme et orgueil… il en faudrait au moins 5 là aussi.
Ajoutons l’ignorance en deuxième position. Et délaissons l’arbre que nous commençons à réaliser pour nous concentrer à nouveau sur la focale et le zoom.

Le constat est le suivant :

  • Le nez dans le guidon, l’effet tunnel nous empêche de voir autour et nous prive de contexte.
  • Avec assez de recul, on ne distingue plus les détails comme avec une mosaïque tel les pixels d’un écran

On se doit donc de garder à l’esprit les ordres de grandeurs lié à la focale et au zoom.
Dit plus simplement : “Trop simple, c’est faux et trop détaillé, c’est inexploitable noyé sous la charge de l’information.”

Dès qu’une personne invoque LA cause ou LA conséquence : C’est faux même si sont implication est vraie.
Une cause et une conséquence peuvent être liées sans pour autant être exclusive.

Exemple : Ta tasse tombe d’une table et se casse en touchant le sol.
Voici des causes :

  • le manque d’attention (ou de visibilité)
  • la hauteur du bureau (table basse)
  • la dureté la tasse (métal ou porcelaine)
  • la dureté du sol (de la neige en extérieur)
  • la gravité (sur la lune, cela se serait passé autrement)
  • le contenu de la tasse (vide ou pleine)
  • la partie impactée de la tasse (la base, l’anse ou le bord)

Et des conséquences associées :

  • Remplacer la tasse
  • Nettoyer le sol
  • Avoir encore soif, se brûler, se couper
  • Une coupure électrique

Il est impressionnant de voir à quel point il est facile de mépriser certains effets et conséquences bien réels.

Un outil qui permet de balayer tout ça est le diagramme d’Ishikawa avec ces fameux 5 M. représenté par des arêtes de poisson.

Comme l’infolettre est un outil ABDM pour progresser chez les MdM.

Pour vous aussi c’est bancale ?

Un château de cartes, ça peut sembler insignifiant en apparence mais c’est une structure qui présente de nombreux aspects.

Bien positionné, nous ne distinguons que des triangles, comme un arbre qui au final cache la forêt.

Ces triangles vous simplifient tout et cachent une profondeur. Si vous êtes bloqué dans cette position particulière et dans l’impossibilité de bouger, vous passez à côté de beaucoup de choses.

Cette structure en devient transparente et nous en venons à l’ignorer.

Ce qui rejoint les propos d’Albert Camus a qui nous attribuons la phrase :

“Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde.”

Tu as l’impression qu’il s’agit d’une phrase innocente : détrompe-toi.

Le drame de la nature humaine, c’est son orgueil et sa vanité qui lui permettent de dire sincèrement : “J’ai compris“, même si c’est faux.

Ce n’est pas de ta faute, nous sommes des humains.

Maintenant, en moins de 5 minutes, sortons de la masse et rejoignons le club des petits génies.

Le génie, c’est la capacité d’identifier des évidences que tout le monde a sous les yeux.

Servons-nous chez ceux qui en ont déjà démontré, et élevons le tout à un niveau encore supérieur.

Nous avons vu avec Albert Camus (à ne pas confondre avec Roche) que les mots ont du sens.

Croisons cette donnée avec celle d’un autre génie : Abraham (Harold) Maslow.

Et regardons si le choix des mots est juste un effet marketing ou si c’est plus profond.

Une évidence nous a échappé ?

Il nous a offert une pyramide.

Elle est puissante, efficace et… il n’en reste qu’un simple triangle !

Où est passée la troisième dimension ?

Voici un outil délicat à comprendre, car il est bien nommé, mais réduit par orgueil à un simple triangle.

Notez qu’il ne s’agit pas (encore) d’une échelle graduée (qui sera la prochaine simplification à venir).

Cette fois, prenons un peu de génie à Paul Valéry :

“Le simple est toujours faux. Ce qui ne l’est pas est inutilisable.”

Comprendre un peu mieux le monde demande un peu plus de complexité qu’une simple (et unique) graduation.

Une pyramide, c’est encore assez simple : des triangles que l’on superpose comme un château de cartes.

Cette pyramide hiérarchise les besoins.

Sa lecture est la suivante : nous ne pouvons accéder au niveau supérieur que si les niveaux inférieurs sont personnellement satisfaits.

Illustrons avec un contexte :

Tu es en charmante compagnie à table, tu crées du lien social en racontant ou écoutant une péripétie récente.

Tu es en train d’assouvir un besoin d’appartenance ou d’estime de soi (niveau 3 ou 4).

Tu avales de travers une gorgée d’eau.

Tes besoins psychologiques (niveau 1, avec la respiration dans notre cas) ne sont plus satisfaits, tes préoccupations sur la tournure de la discussion ne te préoccupent plus.

Ça marche, mais le diable est dans les détails.

À chaque fois, on m’oppose un exemple qui provoque l’incohérence ou discrédite le triangle de Maslow.

Pour ne pas tomber dans le sophisme de l’homme de paille, nous pouvons observer que chaque niveau n’a pas de liaison directe et franche avec le contenu du niveau suivant et que chaque niveau est lui-même hiérarchisable.

Dans les prochains articles, nous décortiquerons les différentes facettes de cette pyramide sur de nouveaux axes.

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