Vision en carton ou en béton ?

Satellite dans l'espace

Avec Jordan Peterson, c’est le plan de vie ça donne un côté plutôt ambitieux bien que pompeux.
Avec Stéphane Edouard, on parle de secret agenda ça donne un côté mystérieux (bon pour le placement de produit) et il détourne le slogan de la publicité SEGA “c’est plus for que toi.

La vision comme le satellite avec une fusée est au dernier étage, car son déploiement se situe à la fin.
Cependant c’est aussi la première étape fondamentale qui conditionne tout le reste, des supports aux starters car ils sont dépendants de la charge totale à propulser.

Une vision se doit d’être valide, pertinente et opposable aux autres.
Sinon tu es un pantin de celui qui l’écrit.
La vision est un outil donc amoral.
Que l’on doit connaître autant qu’assumer.

Ça demande de se poser et de prendre son temps pour l’établir.
On arrive souvent à le déterminer par opposition en regardant ce qui reste une fois que l’on a exclu ce qui nous dégoûte.
Ne pas l’établir évite tout biais d’engagement et évite toute pression sociale, c’est une stratégie procrastinatoire ou d’autosabotage.

Choisir c’est renoncer.
S’abstenir : ce n’est pas ne pas choisir, c’est laisser à d’autre la possibilité de choisir à sa place.

Pour avoir un équilibre identifier sur plusieurs axes ses besoins, envies, critères et exigences me semble assez complexe tout autant que nécessaire.

Tigre (de papier ?)

Détachons la valeur de la symbolique et la valeur économique.

Les axes de vie sont indépendants et peuvent être plus ou moins verrouilles selon la personne.

  • Son lieu de vie : certains rêvent de la plage avec des soirées animées quand d’autres aspirent au calme de la montagne.
  • Son poumon économique : du salariat au mécénat en passant par l’entrepreneuriat ainsi que toutes les compositions mixtes chacun doit prendre position.
  • Son cercle affectif : Avez-vous une famille ou une tribu ? Comment est-elle composée et constitué ? Quelles sont les règles qui régissent cette société ?
  • Ses passe-temps : certains peuvent être lies à notre poumon économique bien que ce soit rarement compatible.

Mon oncle Jean balaye simplement avec exhaustivité tous ces champs sans la moindre pertinence.

“La simplicité est la sophistication suprême” Leonard de Vinci.

Le piège de la caricature

Dans le cas de oncle simplicité rime avec médiocrité car nous avons affaire à un vicieux abus de langage.
Ouvrant ainsi la porte aux futurs discours :

  • d’impuissance
    • Je n’ai rien pu faire
    • Je suis dépassé
    • Comment j’aurai pu prévoir, imaginer, savoir, …
  • de victime
  • toxiques
    • C’est la faute de …
    • je ne suis aucunement responsable

Narratif nécessaire pour supporter, sans assumer, la réalité rétrospectivement.

“La réalité c’est ce qui continue d’exister lorsqu’on cesse d’y croire…” Philip K. Dick

Un simple exercice de reformulation avec les propos en version opposés, en démontre la vacuité chez lui.
Mon oncle inspiré par la boisson aux repas de famille durant mon enfance m’a exposé régulièrement et spontanément les objectifs simples vrais concrets que je me devais d’avoir.
Cette expression résonne comme les Républiques Libres, Équitables, Bienveillantes et Chaleureuses d’Afrique, adjectifs cachent misère par excellence.

Es-tu capable, de faire preuve d’attention, car il assène à nouveau La Vérité qu’après s’être bien redressée sur sa chaise, afin de rajouter du cérémonial :
“Riche, en bonne santé, entouré, avec des siens dans une maison paisible où chacun est bienveillant.”
Sérieusement, qui désire être pauvre, en mauvaise santé, seul, isolé dans un environnement agressif et toxique ?

Il se retrouve très exactement dans la posture du mouton qui n’a aucune préférence, aucun goût. Ne renonçant à rien et en se projetant sur rien de spécifique.

Pour aller plus loin, j’observe à quel point dans chaque acte de sa vie il est cohérent avec “ses objectifs”.
Il boit trop, il fume, il méprise ses voisins comme ses enfants, passe à l’action sous la contrainte, que ce soit pour le contrôle technique et la majoration des amandes.
Qui ont suivi son retrait de permis de conduire (d’où la justification du “trop” avec la boisson).

Continuons notre réflexion non pas avec une proposition à adopter tel quel.
Cet exemple en carton est beaucoup plus instructif.
Cherchons à trouver du sens avec se simple “Riche”.

Utilisons pour ça la grille S.M.A.R.T

Smart c’est intelligent et élégant en anglais

S comme Spécifique

“Riche” on va résumer cette expression dans un sens économico capitalistique.
Nous pouvons supposer que ça signifie être rentier avec des solutions qui passe de la retraite à des dividendes d’actions en bourse en passant par le kidnapping avec demande rançon régulière.
(Oui, un parent qui exige à la CAF peu répondre à cette description.)

Le complément “Tu vois ce que je veux dire” (peu importe la ponctuation qui conclut la phrase) est d’une figure de style rhétorique d’une malhonnêteté criarde.
C’est un comportement qui a pour but de faire remplir les blancs par ses interlocuteurs, procédé de manipulation lamentable, particulièrement sur des enfants.

M comme Mesurable

“Riche” ce n’est pas un entier naturel en euro ou dans une quelconque devise.
La graduation et le niveau économique restent des notions personnelles et propre à chacun.

A comme Ambitieux

Avec l’eau potable, je fais parti d’une minorité de privilégiés. (La loi de Pareto vous salue)

Avec ce genre de relativisme, il n’y a aucun effort à faire, nous sommes déjà riches.

Vous voulez pousser plus loin et être milliardaire ? Avec les cryptomonnaies choisissez une devise qui c’est effondrée, vous devriez vous en sortir pour moins de 10€.

R comme Réaliste

Comme au football : Beaucoup d’appelés, peu d’élus.
Un nouveau piège fait surface : celui de remplacer une absence de valeur par une pseudo valeur tout aussi creuse.

Sans limite (haute ou basse) arrive la dégénérescence : “il est interdit d’interdire” est la doctrine qui crée “les enfants rois”.
Capricieux, impatients et intolérants, ils sont inadaptés et subissent les manipulations telles des marionnettes.

La déconnexion ouvre la porte à la tentation de tricher et seules les personnes malhonnêtes se font arnaquer.

T comme Temporel

Le tout se projette sur du long terme à savoir sur plusieurs décennies : c’est un phare qui guide notre vie.
Donc une vision à 3 ou 5 ans, c’est comme les investisseurs bon père de famille, responsables qui achètent et vendent en bourse avec des ordinateurs qui réagissent aux fluctuations des marchées en moins d’une milliseconde.
(Il fallait bien sur lire : spéculateurs inconscients et irresponsables car “Mal nommer un objet, c’est ajouter au malheur de ce monde” Albert Camus)

La cohérence d’un individu prend naissance ici.

La cohérence c’est fondamental chez les MdM.

Prochainement, on analyse les autres étages de la fusé ABDM, pour ne pas manquer ça : inscris-toi à la newsletter.

Je t’offre une canne blanche ?

Triangle Danger Explosion

Ça remonte à quand la dernière fois que tu es allé chez l’ophtalmo ?

As-tu prévu un rappel dans ton agenda pour la prochaine visite ?

Sais-tu combien de temps est préconisé entre chaque visite ?
(Spoiler : un à deux ans maximum)

Déjà entendu parlé de l’EPS, l’Examen de Prévention Santé ?
Tu ne profites pas de l’opportunité d’un bilan de santé gratuit offert à presque tous les citoyens français ?

Tout cela se trouve dans le module 9 sur la santé de l’arc-en-ciel avec les autres modules qui le complète.
Bien que cela semble intéressant ce n’est pas le sujet initial que je desirais partager.

Je voulais parler de point de vue, nous reviendrons sur le panoramique ainsi que la pertinence des détails, car certains le savent déjà chaque détail compte.

Concentrons-nous plutôt sur la focale, la focale c’est la distance où l’imaginaire est net.
Le reste est flou, voir peu pertinent ou carrément hors champ.

Au premier abord ce n’est pas évident illustrons visuellement :

  • un trait d’une épaisseur globalement régulière
  • marron foncé
  • recouvert de nervures

Maintenant recherchons les choses correspondantes avec des échelles différentes :

  • un cheveu vu d’un microscope
  • La patte d’un insecte avec une loupe
  • le corps d’un serpent à quelques centimètres
  • un arbre à quelques mètres
  • Une rivière vu du ciel à plusieurs centaines de mètres

Une fois cette mise au point établie ont réalise que le contexte peut avoir autant d’impact que le zoom dans notre perception.
Et que nous avons la possibilité de percevoir de très loin comme de très près.

L’image est d’ailleurs de plus en plus souvent nette et le contexte de plus en plus flou.

Le drame ne porte pas sur ce que l’on voit mais sur le que l’on croit.

“Le premier ennemi de la connaissance n’est pas ignorance, c’est l’illusion de la connaissance.” Stephen Hawkin

Pour ne pas tomber dans le sophisme de la cause unique cette phrase précise une multicausalité.
Personnellement, je crois en la règle des 20-80 d’Alfred Pareto qui impose au moins 5 causes et conséquence liés.
L’illusion est donc en premier poussé par différents biais, elle même puisant sa source dans l’égocentrisme et orgueil… il en faudrait au moins 5 là aussi.
Ajoutons l’ignorance en deuxième position. Et délaissons l’arbre que nous commençons à réaliser pour nous concentrer à nouveau sur la focale et le zoom.

Le constat est le suivant :

  • Le nez dans le guidon, l’effet tunnel nous empêche de voir autour et nous prive de contexte.
  • Avec assez de recul, on ne distingue plus les détails comme avec une mosaïque tel les pixels d’un écran

On se doit donc de garder à l’esprit les ordres de grandeurs lié à la focale et au zoom.
Dit plus simplement : “Trop simple, c’est faux et trop détaillé, c’est inexploitable noyé sous la charge de l’information.”

Dès qu’une personne invoque LA cause ou LA conséquence : C’est faux même si sont implication est vraie.
Une cause et une conséquence peuvent être liées sans pour autant être exclusive.

Exemple : Ta tasse tombe d’une table et se casse en touchant le sol.
Voici des causes :

  • le manque d’attention (ou de visibilité)
  • la hauteur du bureau (table basse)
  • la dureté la tasse (métal ou porcelaine)
  • la dureté du sol (de la neige en extérieur)
  • la gravité (sur la lune, cela se serait passé autrement)
  • le contenu de la tasse (vide ou pleine)
  • la partie impactée de la tasse (la base, l’anse ou le bord)

Et des conséquences associées :

  • Remplacer la tasse
  • Nettoyer le sol
  • Avoir encore soif, se brûler, se couper
  • Une coupure électrique

Il est impressionnant de voir à quel point il est facile de mépriser certains effets et conséquences bien réels.

Un outil qui permet de balayer tout ça est le diagramme d’Ishikawa avec ces fameux 5 M. représenté par des arêtes de poisson.

Comme l’infolettre est un outil ABDM pour progresser chez les MdM.